Purple block: Contingents féministes dans les manifestations du 25 et 26 juin à Toronto

•juin 22, 2010 • Laisser un commentaire

 

 

À toutes les féministes en résistance,

Dans le cadre des rencontres du G8 et du G20 qui auront lieu à Toronto du 25 au 27 juin à Toronto, la coalition féministe radicale contre le G20 vous invite à vous vêtir de mauve et à venir manifester votre colère en vous solidarisant dans un contingent non-mixte lors des manifestations du vendredi 25 juin et samedi 26 juin. Car, nous refusons d’être soumises, pendant que les mâles capitalisent!

Vous pourrez nous rejoindre sous la bannière mauve où des foulards de la même couleur seront distribués.

Points de ralliement du PURPLE BLOCK:
– Vendredi 25 juin à 14h30
Parc Allan gardens (coin Carlton street et Sherbourne street)
– Samedi 26 juin à 13h00
Au coin de la Grosvernor street (une rue transversale à l’est du parc)

** Pour le femmes de Montréal **
Si vous n’avez pas encore d’hébergement ou que vous ne désirez pas dormir dans une tente ou à la belle étoile, nous pouvons vous proposer quelques motels abordables.

ON VEUT LE PATRIARCAT EN CRISE,
LA RÉSISTANCE FÉMINISTE EST DE MISE!


Pour toutes autres informations:
radicalement vôtres,
La coalition féministe radicale contre le G20
https://feministesradicalescontreleg20.wordpress.com

féministesradg20@gmail.com

Atelier: Patriarcat, féminisme et G20

•juin 1, 2010 • Laisser un commentaire

Cet atelier a été présenté au dernier salon du livre anarchiste et sera de retour au teach-in organisé par la CLAC (Convergence des luttes anti-capitalistes).

Si vous êtes intéresséEs à présenter cet atelier dans vos groupes, contactez-nous par courriel: feministesradg20@gmail.com.

Prochain rendez-vous;

Teach-in: samedi le 5 juin, 13h45 à 15h à l’UQAM (Université du Québec à Montréal)

Pour plus d’informations sur la CLAC et sur le teach-in;                                              www.clac2010.net

———-                                                                                                                          Résumé de l’atelier

G20, pouvoir et crise économique … mais quelle crise au juste? Dans les médias de masse, on entend parler de santé des femmes et de santé maternelle : mais qu’en est-il au juste? Quels sont les impacts réels sur la vie des femmes? Veulent-ils vraiment le bien-être et la santé des femmes? N’est-ce pas, encore une fois, un autre moyen pour maintenir les privilèges des hommes blancs occidentaux hétérosexuels? Et pourquoi pas une crise du patriarcat? …. Cet atelier est ouvert à toutes et à tous. Cependant la dernière partie de l’atelier sera réservée aux femmes. Présentation de la coalition féministe radicale contre le G20.

Pourquoi nous voulons une crise?

•mai 28, 2010 • Laisser un commentaire

Le G8 et le G20, ces pro-féministes invétérés

Tous les ans, un tas de chefs d’État s’enferment dans un bunker. Mais pour quoi faire au juste? Ce coup-ci, c’est au Canada que ça se passe… Stephen Harper reçoit! (Fera-t-il lui-même les repas?) Sont attendus, à Toronto, du 25 au 27 juin, les présidents et premier ministres parmi les pays les plus industrialisés : Barack Obama (USA), Nicolas Sarkozy (France), Yasuo Fukuda (Japon), Gordon Brown (Royaume-Uni), Silvio Berlusconi (Italie), Angela Merkel (Allemagne) et Dimitri Medvedev (Russie), etc. Ceux-ci travailleront au bon fonctionnement du patriarcat et du capitalisme en prétendant, entre autres, soutenir la santé maternelle et infantile. Permettez-nous d’être sceptiques…

Pourquoi ces huit pays?
À eux huit, ils représentent 61% de l’économie mondiale, mais seulement environ 15% de la population mondiale. A eux seuls, ces copains orientent les politiques internationales de toute la planète, laissant dans la pauvreté la majorité de celle-ci pour s’en mettre plein les poches impunément.

Pis le G20 là-dedans?

Pour ne pas avoir trop l’air de monopoliser le show, le G8 a permis la création du G20. C’est la rencontre annuelle des ministres des Finances des 20 pays les plus industrialisés (les 8 et 12 autres pays «émergents»). Le G20 accueille également les institutions de Bretton Woods: le directeur général du FMI et le président de la Banque mondiale. Des institutions qui ont contribué à affamer 90% de la planète, qui sont responsables de la dette odieuse des pays du Tiers monde et qui incitent les États à sabrer dans leurs dépenses sociales et à livrer leurs ressources naturelles aux grandes compagnies. Les 20 se réuniront à Toronto juste après le G8 qui aura lieu à Huntsville, en Ontario. Que nous réservent, à nous les femmes, les décideurs des pays les plus puissants ? Rien, sauf le maintien des ordres patriarcaux et capitalistes. Comment ? Regardons cela de plus près…

Les maisons du maître : Patriarcat et capitalisme

Les femmes comptent parmi les plus pauvres. Par exemple, le revenu total des femmes représente 63% des revenus totaux moyens des hommes (Conseil statut de la femme, 2010). Près des 2/3 des emplois au salaire minimum sont détenus par des femmes, tandis que les femmes sans diplôme éprouvent plus de difficultés que les hommes à intégrer le marché du travail. Les travailleuses sont moins nombreuses que les travailleurs à être admissibles à l’assurance emploi lors de la perte de leur emploi et ce, même si elles y ont cotisé… (FTQ, NouvElles, Vol. 17, n° 2, automne 2009).

Pourquoi en est-il ainsi ? N’est-ce pas parce que le rôle premier des femmes est de tenir maison et, par conséquent, de travailler gratuitement à élever des enfants, cuisiner, laver, frotter, récurer, épousseter…et tout cela sans la moindre rémunération ! En maintenant les femmes dans la pauvreté, le capitalisme nous rappelle que nos revenus ne peuvent être suffisants pour notre survie et que, par conséquent, il s’agit d’un revenu d’appoint, complémentaire à celui des conjoints mâles.  Un revenu qui nous somme d’accomplir en priorité les tâches domestiques au profit des hommes.  Voilà que le capitalisme sert encore une fois le patriarcat !

Et nous voici contrainte à vivre une double oppression : celle du milieu de travail salarié et celle de l’économie domestique non salariée, toutes deux principalement dirigés par des hommes !

Poule pondeuse ou pas, on reste des poules.

La division sexuelle du travail est loin d’être obscure ou naturelle, mais révèle sa rationalité dans le rapport politique de domination entre les sexes. Elle est le postulat de base qui permet au capitalisme et au patriarcat de se reproduire encore et encore et ce, en refusant aux femmes le contrôle sur leur propre corps. Comment? Par des choses toutes simples et affirmées comme étant naturelles, comme la fertilité des femmes: la nécessité de (se) reproduire. Ce qu’on appelle fertilité naturelle, c’est considérer qu’il en va de l’ordre des choses pour les femmes d’avoir des enfants. Allez, va, bonne poule pondeuse ! Cette conception de la fertilité est en fait un système de reproduction forcée qui permet de justifier d’exposer les femmes à des grossesses, et ce au mépris de la santé des femmes  ou même de celle de l’enfant (surtout si l’enfant est une fille). Aujourd’hui, dans les sociétés occidentales, il y a de plus en plus de pressions faites surtout sur les femmes blanches pour se reproduire. Voilà la véritable raison du leitmotiv de Stephen Harper sur la santé maternelle et infantile en cette ère de G8/G20.

Le contrôle des naissances a été largement manipulé, selon les sociétés et à travers l’histoire. Il fut, dépendamment des contextes, interdit ou imposé, par l’État ou par la religion, ce qui a entraîné la soumission des femmes à des besoins politiques ou idéologiques. On ne voit pas le même genre de pressions faite sur les femmes dans le propre Tiers monde de Stephen Harper, c’est-à-dire parmi les autochtones canadiennes. On assiste – surtout chez les Inuits – à la tendance contraire, où des politiques antinatalistes imposent la stérilisation forcée, l’avortement ou la prise de contraceptifs parfois encore à l’essai, sans donner aux femmes visées l’accès à des informations concernant les effets secondaires ou conséquences de tels traitements.

Bref, dans toute bonne société patriarcale comme la nôtre, on refuse aux femmes le droit de contrôler leur corps en leur faisant subir des pressions énormes pour qu’elles se conforment aux desseins ou politiques utiles au pouvoir en place. Et surtout, avec le sourire!

Des poules hétérosexuelles

Bien évidemment, l’idéologie patriarcale qui prétend que les femmes sont « naturellement » faites pour torcher conjoint et enfants va de pair avec la contrainte à l’hétérosexualité. La contrainte à l’hétérosexualité permet aux hommes hétérosexuels de bénéficier du travail gratuit des femmes car les femmes en couple voient leurs tâches domestiques augmenter et cela ne s’arrange pas lors de la naissance du premier enfant ! À contrario, les hommes en couple profitent d’un allègement du temps passé à torcher sa maison. Plus il y a d’enfants, et plus l’écart augmente entre les hommes et les femmes. N’est-ce pas curieux ?  De plus, lorsque l’idéologie patriarcale ne parvient pas seule à faire croire que le couple hétérosexuel est le seul modèle valide, le capitalisme est là pour maintenir les femmes en situation de pauvreté, les incitant ainsi à « choisir » le couple. Quel choix! En effet, les femmes sont souvent obligées de trouver un homme avec qui être en couple pour compenser leur salaire généralement moins élevé que celui des hommes, dans le but d’améliorer leur qualité de vie ou même d’assurer leur survie. Le peu d’autonomie financière des femmes peut donc les amener à faire des choix qu’elles n’auraient peut-être pas faits advenant un salaire plus élevé. Cela implique que les femmes lesbiennes et les femmes qui vivent sans homme se retrouvent souvent dans une situation financière précaire, le système patriarcal et capitaliste  leur rappelant sans cesse qu’il y a de nombreux inconvénients à vouloir être autonome par rapport aux hommes.